À Fribourg, un groupe de militants climatiques retraités bouscule les idées reçues. Loin de se reposer après une vie professionnelle bien remplie, ils consacrent leur énergie à la défense de l’environnement. Nous avons rencontré deux figures de ce mouvement, Anne-Marie et Jacques, pour comprendre leur motivation et leur action au sein de l’association gpclimat-fribourg.
Qu’est-ce qui vous a poussés, à la retraite, à devenir militants climatiques ?
Anne-Marie : La retraite m’a offert du temps, mais aussi une lucidité accrue. Je vois mes petits-enfants grandir et je mesure l’urgence d’agir. Le réchauffement climatique n’est pas une menace lointaine ; il frappe déjà nos forêts, nos rivières. Avec gpclimat-fribourg, j’ai trouvé un cadre pour transformer mon inquiétude en actions concrètes, sans attendre que les politiques décident à notre place.
Jacques : Pour moi, c’est une question de cohérence. J’ai passé ma carrière dans l’industrie, Replica Panerai Submersible Watches et je sais ce que nos modes de production ont coûté à la planète. Aujourd’hui, je veux réparer, ou du moins limiter les dégâts. La retraite n’est pas une fin, c’est une nouvelle chance de servir une cause plus grande que soi.
Comment gpclimat-fribourg organise-t-il l’action des militants retraités ?
Anne-Marie : Nous avons des groupes de travail thématiques : sensibilisation dans les écoles, maraudes pour réduire le gaspillage alimentaire, ou encore plaidoyer auprès des élus locaux. Les retraités apportent une expérience précieuse. Par exemple, Jacques, qui était ingénieur, aide à calculer l’empreinte carbone des projets municipaux.
Jacques : Exactement. Nous ne faisons pas que manifester. Nous organisons des ateliers pratiques : comment isoler sa maison, cuisiner sans déchet, ou jardiner sans pesticide. L’idée est de montrer que la transition écologique est accessible à tous, même avec un petit budget.
Quels sont les principaux défis que vous rencontrez en tant que militants âgés ?
Jacques : Le plus dur, c’est de lutter contre le stéréotype du « vieux réac » ou du « papy qui ne comprend rien aux nouvelles technologies ». On nous sous-estime. Pourtant, nous avons une mémoire longue : nous avons vu les rivières s’assécher, les saisons se dérégler. Cette expérience est une force.
Anne-Marie : Il y a aussi la fatigue physique. Les longues marches ou les actions en extérieur sont plus éprouvantes. Mais nous nous adaptons : nous privilégions les réunions en salle, les actions de proximité. Et nous recrutons des plus jeunes pour les tâches les plus exigeantes. La solidarité intergénérationnelle est essentielle.
Quels résultats concrets avez-vous obtenus à Fribourg ?
Anne-Marie : Nous avons réussi à faire adopter par la commune un plan de végétalisation des quartiers. Grâce à notre pétition, des dizaines d’arbres ont été plantés dans les zones les plus minéralisées. Nous avons aussi obtenu que les cantines scolaires proposent au moins un repas végétarien par semaine.
Jacques : Et nous avons créé un réseau d’entraide pour le covoiturage entre retraités. Cela réduit les émissions, mais surtout, cela brise l’isolement. Beaucoup Pas Cher Iwc Montres de nos membres se sentent utiles et retrouvent un lien social fort.
Que diriez-vous à un retraité qui hésite à s’engager ?
Jacques : N’attendez pas. Chaque geste compte, même petit. Rejoindre un groupe comme gpclimat-fribourg, c’est retrouver un sens à son temps libre. On ne milite pas seulement pour la planète, on milite pour un avenir où nos enfants pourront vivre dignement.
Anne-Marie : Et on ne le fait pas seul. On rit, on échange, on apprend. La retraite peut être le moment le plus militant de notre vie. Ne laissons pas notre expérience se perdre. Engageons-nous, ensemble, pour le climat.
Ces militants climatiques retraités de Fribourg prouvent que l’âge n’est pas un frein à l’action. Leur détermination, leur pragmatisme et leur solidarité sont des atouts majeurs dans la lutte contre le dérèglement climatique. Ils nous rappellent que la transition écologique est l’affaire de tous, à tout âge.