Nous avons déjà parlé du PAFE (Plan d’assainissement des finances de l’État) à plusieurs reprises. Rappelons qu’il s’agit d’une série de mesures d’assainissement des finances proposées par le Conseil d’État et avalisées par le Grand Conseil.
En gros 500 millions d’économies pour les trois prochaines années.
Après plusieurs baisses fiscales qui profitent avant tout aux plus hauts revenus et aux entreprises, les autorités cantonales estiment que les finances de l’État se portent au plus mal et qu’il faut faire des économies. Sont visés les salaires de la fonction publique et un certain nombre de subventions et de prestations. Parmi ces dernières, on trouve notamment des aides aux transports publics, des soutiens à la biodiversité et des mesures destinées à lutter contre le dérèglement climatique. Pour ne parler que de ces dernières, elles découlent du Plan climat et de la Loi sur le climat qui viennent d’être adoptés. Les autorités persistent à considérer la politique climatique comme n’importe autre politique sectorielle en lui appliquant la symétrie des sacrifices ! Selon ces autorités, si l’on rabote sur les salaires du personnel, il faut en faire de même à l’encontre des mesures environnementales.
Dans l’une des vidéos de la série « Sans peur et sans PAFE », on trouvera de nombreux exemples des répercussions inévitables qu’auront les mesures d’économie sur le climat et la biodiversité. Voir et écouter la vidéo (surtout à partir de la 21ème minute)
Les syndicats, les partis de gauche et plusieurs ONG et associations environnementales se sont opposées à la loi (LAFE) qui reprend une bonne partie des mesures du PAFE (toutes celles qui ne sont pas de la compétence du gouvernement).
Le référendum qu’ils ont lancé contre la LAFE a abouti et c’est le peuple fribourgeois qui aura le dernier mot.
Nous encourageons toutes celles et tous ceux pour qui la protection de la nature n’est pas qu’un slogan de voter contre la LAFE le 26 avril prochain.
Dire NON à la LAFE, c’est refuser des coupes budgétaires injustifiées et en même temps donner au Conseil d’État le signal qu’il doit aussi renoncer aux autres mesures du PAFE, à savoir celles qui sont de sa compétence et ne font pas soumises au vote sur la LAFE.